Communiqué de presse : Le MAPAQ multiplie les coups d’épée dans l’eau en matière de bien-être animal.

Communiqué de presse : Le MAPAQ multiplie les coups d’épée dans l’eau en matière de bien-être animal.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Communiqué de presse : Le MAPAQ multiplie les coups d’épée dans l’eau en matière de bien-être animal.

 

Montréal, le 8 février 2013. Depuis maintenant 2008 que la SPA Canada mène sa campagne nationale visant à faire interdire les usines à chiots en sol québécois. Actuellement, la province abrite quelque 2000 établissements de production animalière non réglementés, ce qui la hisse au rang de championne canadienne de la cruauté animale. Désireux de réagir aux revendications de la population, le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) faisait adopter, l’an dernier, la Loi sur la protection sanitaire des animaux (p-42), sans toutefois se doter de moyens concrets de la faire respecter. La portion de cette loi qui suscite sans doute le plus d’intérêt auprès des défenseurs des animaux est le Règlement sur la sécurité et le bien-être des chats et des chiens. Voilà que le ministère tient actuellement des consultations publiques sur la délivrance de permis pour propriétaire de chiens et de chats en vue de modifier le règlement en vigueur. En effet, les propriétaires de plus de 15 animaux (éleveurs, refuges, fourrières, usines à chiots, etc.) seraient tenus par la loi de se procurer un permis.

Bien que l’organisation salue la volonté du MAPAQ à rendre la détention de permis obligatoire, le ministère persiste, comme il l’a toujours fait, à tourner autour du véritable problème. En effet, la réglementation proposée est déficiente du fait qu’elle n’impose aucune limite quant au nombre d’animaux qu’un propriétaire peut posséder, ce qui permet aux usines à chiots de continuer à proliférer. Aussi, le ministère n’a pas l’intention de révoquer les permis aux éleveurs contrevenant au bien-être animal, d’autant plus que la délivrance des permis ne nécessite aucune inspection des installations. Donc, un tel système de permis peut sembler être un pas dans la bonne direction, mais demeure sans impact sur l’origine du débat : la surproduction animalière.

Selon Gabriel Villeneuve, directeur de campagnes pour SPA Canada, le gouvernement doit impérativement s’attaquer à la surproduction animalière. « L’imposition de quotas aux exploitants réglerait une partie du problème, mais le MAPAQ doit absolument prohiber la vente et la possession d’animaux non stérile », ajoute-t-il. L’organisation croit qu’il devrait être illégal pour un distributeur de s’approvisionner en dehors des refuges d’animaux abandonnés, afin de contrer la surpopulation et de permettre aux services de fourrières de cesser d’administrer la mort inutilement et excessivement à des animaux en parfaite santé, sous prétexte d’engorgement.

 

À propos de la SPA Canada :

La SPA Canada est un organisme national sans but lucratif qui a pour mission de promouvoir la défense des droits de toutes les espèces animales par le biais de l’éducation et la sensibilisation.

 

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SPA Canada accordera avec plaisir des entrevues aux médias.

Pour plus de renseignements, veuillez composer le

1-877-630-NEWS (6397) ou media@spacanada.org

 

 

Communiqué de presse : http://zc.vg/8o5bU?m=0